Turquie : 9 jours après le séisme, l'aide aux rescapés est une priorité • FRANCE 24
Au milieu des décombres, ces sauveteurs ont entendu des voix d'enfants. Ils ont arrêté les pêleteuses, et tentent à la main de se frayer un chemin pour les secourir. Dix jours après le séisme, les chances de retrouver des survivants deviennent infimes, mais l'espoir est parfois récompensé. Cet homme vient d'être extrait des débris, après avoir passé 228 heures sous son immeuble écroulé. A Adana, Ali l'a transporté lui-même sa femme à l'hôpital, placé en soins intensifs depuis plusieurs jours. Tous les deux vivaient au dernier étage de leur immeuble. Ces lèvres étaient violettes, elles manquaient d'oxygéniaire de sang, elles ne répondaient pas à ma voix.
Quand je suis arrivé, il n'y avait pas de place, à cause des cadavres et des autres patients. J'ai dû écarter les gens et la mettre par terre. Pour ceux qui n'ont pas été blessés, il faut désormais survivre dans les ruines, trouver des toilettes et une douche, et devenu une obsession. Nous vivons dans une école, mais il n'y a absolument aucune hygiène là-bas. Tout le monde fait ses besoins partout, nous sommes tombés malades. On n'est pas mort dans les ruines, mais si ça continue, on risque de mourir de maladies. Dans la ville de Nourgarhi, des tentes ont été dressées au milieu des gravards, mais la population manque de tout.
L'État nous aide peut-être, mais nous manquons de beaucoup de choses, surtout de produits de première nécessité. On est là depuis plusieurs jours et il n'y a toujours pas de chauffage. Les enfants sont morts de proie. Les habitants réclament également des masques, un pied de la poussière d'amiante qui pourrait se dégager des inombrables débris.
Catastrophe naturelle, Kahramanmaras, Séisme, Turquie, familles, rescapés, épicentre