Toujust : une nouvelle enseigne discount arrive en France - Reportage 04.03.2022

Toujust : une nouvelle enseigne discount arrive en France - Reportage 04.03.2022



Derrière son air décontracté, Fabrice Gerbert est un homme très occupé. Des heures entières, assionnées les routes de France, des milliers de kilomètres avalés. C'est un peu la deuxième maison, la voiture en ce moment? C'est ma deuxième maison puisque aujourd'hui je ne sais plus vraiment où j'habite. J'ai passé, je pense, plus de nuit à l'hôtel depuis ces quelques temps que chez moi, la maison. Depuis un an et demi, cet entrepreneur va chercher les producteurs les uns après les autres pour les convaincre de rejoindre son projet. Un nouveau modèle de supermarché qui fonctionne en vente directe sans intermédiaire. Premier rendez-vous de la matinée chez Philippe Castagné.

Bonjour. L'accueil est cordial, mais l'affaire n'est pas gagnée. Je ne sais pas ce que vous vous cherchez, ce que moi je vais pouvoir vous proposer. Fabrice Gerbert a environ une heure pour gagner la confiance du producteur. Argument principal, lui prend une marche plus faible par rapport à celle de la grande distribution traditionnelle. Démonstration à l'appui sur le prix d'une salade. Sur la saison des tirs, on tourne un général autour d'un 3,50 ou 60 centimes.

Donc 50 et 60 centimes. Donc si nous, demain, on prend un engagement d'avoir ce produit chez nous à 90 centimes, c'est quelque chose qui peut vous aller ou. Voilà. On n'est pas un euro vingt donc c'est ce qui vous plaît. Et effectivement, le principe s'est dûi, car pour Philippe Castagné comme beaucoup d'autres, s'assurer un revenu correct est devenu de plus en plus difficile. C'est beaucoup plus compliqué, il y a moins de demandes, il y a plus de contraintes, il y a plus de charges comme tout le monde. La méthode, elle aussi, fait son effet.

Fabrice Gerbert, calpa en main, joue la carte du commercial à l'ancienne. Donc on a bata viens? Chêne blondes, chêne brune. Et tomates? Tomates. Faites des jus aussi, je vois. C'est un collège, c'est un collège qui m'a indulgé. Oui. Et on peut le rencontrer? Et le miel, il vient d'où? Bien sûr, c'est un modèle qui revient de loin, un peu de.

ah ça vient d'où? Oui, c'est un modèle qui revient des marchés, c'est un modèle qui revient il y a 30 ans ou 40 ans en arrière. Et on manque de communication aujourd'hui entre nous. Tout est fait par ordinateur, moi je suis resté très papier, très vieil France peut-être, mais au moins, là-dessus, je sais comment je fonctionne, ça me permet de relire. Et puis ça, ça ne plante pas. Et ça ne vous parle ce qu'il dit, monsieur Gerber? Oui, oui, oui, c'est comme. c'est un peu le monde agricole. C'est le monde de la terre, le monde de la terre fonctionne comme ça et.

Le monde de la terre, oui c'est le monde de la terre, un peu d'arrêt quoi. C'est le monde d'avant. À bientôt. Un modèle à contre-courant de celui de la grande distribution traditionnelle que Fabrice Gerber connaît très bien. Pendant des années, il y a travaillé chez Leclerc Superhualdi, jusqu'au déclic qui a tout fait basculer. J'ai déchanté puisque la proximité que j'avais avec mes fournisseurs, la négociation, qui était une négociation commerciale, a été remplacée par une négociation juridique. Et ça, je ne pouvais pas la mettre.

Des négociations où le fournisseur, selon lui, finit toujours perdant. Retour au concret du terrain donc. Fabrice Gerber nous emmène dans l'un de ses futurs magasins qui a ouvert depuis. Une cinquantaine devrait voir le jour dans toute la France, d'ici la fin de l'année. Et ça a sacrément changé. Vraiment, super bon boulot de fait. Mais si l'entrepreneur mis sur le local et des prix plus bas qu'ailleurs, il sait aussi qu'il sera difficile de se passer de certaines marques, très prises et déconsommateurs.

Alors pour avoir les incontournables en rayon, il a une solution. Des circuits parallèles. Rien de plus légal, il suffit juste de les connaître. La grande distribution prend des engagements avec les industriels sur des volumes. Ces volumes aujourd'hui ne sont pas toujours respectés et quand les volumes ne sont pas respectés, vous avez des spécialistes qui sont là pour revendre ces surplus de production. Un nouvel acteur dans un secteur encore très fermé. Son surprise, cela ne plaît pas à tout le monde.

Aujourd'hui, on menace mes fournisseurs de les éjecter de leur central de référencement. On me menace, moi, que je ne pourrai pas ouvrir un magasin dans telle ou telle ville parce que les distributeurs ont fait pression. On est dans des choses très mal saignées. Et on n'est pas des fesseurs d'histoire, on est aujourd'hui des commerçants, ni plus ni moins. Reste une question qui vaut encore quelques nuits blanches à l'entrepreneur. Le Paris, sera-t-il gagné? Les consommateurs seront-ils au rendez-vous?.



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